#RDC: Opposant Franck Diongo 👇
📌 « Le régime Tshisekedi on ne peut pas le qualifier autrement : c'est un régime tyrannique, un régime tribaliste, une dictature atroce et sanguinaire, avec des milices que nous n'avons jamais connues dans notre pays. C'est l'effondrement total. Il faut une refondation du pays. »
📌 « Vous n'ignorez pas que monsieur Tshilombo n'a jamais gagné une élection depuis 2018 jusqu'à ce jour. Vous savez que tous les opposants sont dans des situations extrêmement délicates ; moi-même, c'est la première fois que je suis en exil. Vous savez que la crise du Congo n'est pas seulement une crise politique. Il y a une crise de souveraineté, une crise de direction nationale, une crise de justice, une crise d'affaiblissement de l'État, un affaiblissement moral, une perte de repères historiques. Tshisekedi ne fait que voyager, aucun problème n'a trouvé de réponse, les problèmes fondamentaux du pays restent sans solution. Vous n'ignorez pas non plus qu'aujourd'hui, les partis de l'opposition sont fermés, interdits de fonctionner ou contraints à l'exil. Vous avez vu comment les Forces du progrès sont devenues un pouvoir parallèle, comme un pouvoir d'État. »
📌 « N'oubliez pas que Franck Diongo a sacrifié toute sa jeunesse pour le pays, pour le combat pour la démocratie. Vous vous rappellerez que j'étais candidat à l'élection présidentielle de 2023 et que je m'étais désisté en faveur de Moïse Katumbi, avec qui nous avions trouvé un programme de synthèse. Vous avez vu que, pendant la campagne électorale, Tshilombo a envoyé des militaires ; on nous a tiré dessus à balles réelles, à Moanda. Et à notre retour, vous avez vu que la milice des Forces du progrès m'a attaqué chez moi. J'étais non loin de ma résidence, que vous connaissez, pendant la campagne électorale. Ma maison a été incendiée. Je suis allé me cacher à l'église. Mon père et ma mère sont décédés, et je n'ai pas pu les enterrer. J'ai dû fuir clandestinement, car des mandats de comparution m'ont même été envoyés pendant la campagne. Peut-on envoyer un mandat de comparution à un candidat à la présidence de la République en pleine campagne électorale ? Alors que j'avais vingt policiers comme garde du corps, quand les Forces du progrès m'ont attaqué, personne n'a pu venir en renfort. Franck Diongo n'est pas homme à abandonner le pays. J'ai été prisonnier sous tous les présidents qu'a connus le Congo ; je n'avais jamais été en exil, mais cette fois, je ne pouvais pas résister. N'oubliez pas que Tshilombo m'a arrêté gratuitement, sans que j'aie commis la moindre infraction. »