Je n’ai pas spécialement envie d’attendre paisiblement le jugement des assassins de Louis. Personnellement en tant que citoyen et comme avocat, je n’y crois plus, car je connais les précédents.
Je pense à Mathis, ce jeune enfant sauvagement poignardé à mort en 2024 par un Afghan à Châteauroux. Son meurtrier a été condamné à huit ans de prison. Cela signifie qu’au bout de six ans, il y a de fortes chances qu’il puisse bénéficier d’un aménagement de peine, via un bracelet électronique.
Je n’oublie pas non plus Shaina, cette jeune fille qui, en 2019 dans l’Oise, il y a quelques années, a été harcelée, violée en réunion puis assassinée. Le juge a refusé d’écarter l’excuse de minorité. Résultat : les auteurs n’ont été condamnés qu’à 18 ans de prison pour ces faits atroces, alors qu’ils encouraient jusqu’à 30 ans de réclusion si l’excuse de minorité avait été écartée.
La justice pénale des mineurs est devenue une exception catastrophique. Elle ne tient plus compte de la réalité de la violence d’aujourd’hui.
Je crains qu’en l’état elle ne soit jamais suffisamment dissuasive et qu’elle ne puisse empêcher que de nouveaux drames, comme ceux de Louis, de Shaina ou de Mathis, se reproduisent.
J’ai peur que nous ne soyons entrés dans un cycle où chaque drame prépare le suivant, parce que les leçons du précédent demeurent sans effet.
Le laxisme judiciaire, voulu par une certaine idéologie de gauche, puis promu et entretenu par des responsables politiques et leurs militants, produit aujourd’hui des conséquences criminelles.
N’oublions pas les responsables de cette situation, ni ceux qui continuent à défendre et à diffuser cette idéologie.