PEA. Journaliste, je m’étais donné 1 liberté totale avec 1 maxime que je m'étais inventée : Aucune vérité n'est bonne à dire de mauvaise manière.

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Elle sait nommer ce qu'elle voit mais pas en #francais Le système éducatif va en déduire qu'elle est nulle alors qu'elle a le même niveau de connaissance que la fille qui va dire Bras au lieu Loxo! C'est comme cela qu'on brise l'avenir d'un pays aussi. #Senegal #kebetu #education
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Par un 3 juillet au Sénégal : Mbaye Guèye, le maître que les jarbaat ne doivent pas oublier Je suis pris au piège de la Coupe du monde, donc je me mets à suivre des matchs entre des pays où je n’ai ni bajeen ni baay ! Après la défaite du Sénégal face à la Belgique et à son «Boy Colobane », je constate que, si nous avions eu notre ndëp-Caire 86, vous, jarbaat, semblez filer tout droit vers votre ndëp Seattle 2026, avec une innovation dont nous ne pouvions même pas rêver à l’époque : les réseaux sociaux, avec des « influenceurs » tapis au sein même de la Tanière, et même des joueurs qui font le buzz avec des déclarations tonitruantes ! Mais je ne pouvais pas, malgré tout, ne pas vous rappeler que ce 3 juillet marque le 21e anniversaire du rappel à Dieu du Professeur Mbaye Guèye (3 juillet 2005). Beaucoup d’entre vous ne connaissent pas cet immense professeur d’histoire, dont @UCAD_Senegal peut véritablement s’enorgueillir, ici comme ailleurs dans le monde, pour l’avoir eu comme enseignant. Mieux encore : si vous aviez connu votre Tonton Ibnou Diagne, archéologue et professeur à l’UCAD, rappelé à Dieu lui aussi un mois de juillet, vous auriez sans doute entendu le nom de Mbaye Guèye sortir à maintes reprises de sa bouche. Je crois même — sauf erreur — que Mbaye Guèye et Ibnou ont partagé le même bureau, où votre Maam Pathé Diagne passait souvent « pour voir le fils de sa sœur », comme le rappelait récemment le Professeur Mamadou Diouf. Sans parler de votre Maam Pathé Diagne, dont le respect pour la rigueur intellectuelle de son ami Mbaye Guèye était évident. Aujourd’hui encore, les professeurs Abdoulaye Bathily, Boubacar Barry et Mamadou Diouf peuvent difficilement faire une communication sans, au détour d’une phrase, évoquer le travail de Mbaye Guèye, qui fut leur grand frère — et, je le soupçonne même, leur protecteur bienveillant. Bien que je ne fusse pas, à l’époque, étudiant en histoire comme votre oncle et père de ma niece adorée Nafi-la-juriste, il m’arrivait de suivre ses cours et ses interventions. Car, sur l’histoire du Sénégal, sur l’esclavage, il était tout simplement le maître. Comme aujourd’hui Ibrahima Thioub ou Saliou Ndiaye — mais lui, je le mentionne à contrecœur, car il m’a piqué sama sangg : je ne reçois plus les « haillons de l’esclavage » ! Ce que le Pr Mbaye Guèye fut, Iba Der Thiam et Djibril Samb — entre autres — l’ont très bien dit dans un article de @sud_quotidien, signé Pape Moussa Dionne : sudquotidien.sn/in-memoriam-… Je vous renvoie aussi aux "Mélanges en hommage au Professeur Mbaye Guèye". Le 7 avril, j’avais largement cité un texte de 1965 du Professeur Guèye sur le meurtre, à Thiès, de l’administrateur colonial Henri Chautemps, perpétré par un nommé Sarithia Dièye en 1904 : x.com/MadembAS/status/177689… Cette personnalité emblématique de l’UCAD, mouride sâdiq, était né à Khombole en 1936. On m’a raconté un dialogue qu’il aurait eu avec Serigne Fallou Mbacké, à qui il avait offert un magnétophone contenant les premières cassettes du Coran tout juste sorties. Trop long à répéter ici, mais il paraît que Serigne Fallou aurait insisté pour lui demander ce qu’il voulait comme prière. Il répondit simplement : « Xana rek nekk taalibe. » Être simplement un disciple mouride. Évidemment, le Professeur Mbaye Guèye, dont l’amour pour ses enfants était connu de tous ses collègues, avait une autre qualité non négligeable : c'est un ancien du Lycée Faidherbe ! 😄 Merci à votre Bajeen Mbisin, qui m’a déniché ces deux photos. Bon, vous avez sans doute remarqué qu’à part l’ajustement de la date - 21e anniversaire - et mon kebetu introductif, c’est quasiment le même texte que l’année dernière ! #Senegal #Kebetu #jarbaat
Par un 7 avril au #Senegal post-1960. 7 Avril 1995 : Réforme du secteur de l’hydraulique urbaine : création de la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) chargée de la gestion du patrimoine et du contrôle de la qualité de l'exploitation et du service. (🇸🇳 Master class de réforme donnée en exemple dans le monde entier ! Sur la gestion de ressources hydrauliques le Sénégal a toujours été bien nanti en ressources humaines avec les Matar, Madio, Fadel, O. Diallo, Dia pour ne citer que les premiers que je connais et il y en a d’autres. On peut même parler d’une « École sénégalaise de l’hydraulique urbaine » ! Waaw maako wax. Et alors ?) 7 Avril 2010 : Décès à Dakar de James Campbell Badiane (79 ans)acteur, danseur, photographe et compositeur. Né d'un père gambien et d'une mère sérère sénégalaise, il avait commencé sa carrière au cinéma en France en 1955 par un rôle de figurant dans "Les héros sont fatigués" d'Yves Ciampi. En 1964, il joue le rôle de Hugonin/Baron Samedi dans "La tragédie du roi Christophe" d'Aimé Césaire montée par Jean-Marie Serreau au Théâtre de l'Odéon à Paris. (🇸🇳 Si on honore aujourd’hui les Tirailleurs sénégalais, il y est pour quelque chose. Filmographie impressionnante. Et cerise sur le gâteau, il a dirigé l’orchestre de la méga star africaine Fela Kuti. Pas eu la chance de voir le documentaire qui lui est consacré. Affiche en photo.) 7 Avril 1904 : Meurtre à la Résidence de Thiès, de l'administrateur Henri Chautemps, chef du bureau des affaires indigènes, perpétré par le nommé Sarithia Dièye, un suivant de Diéry Fall, prince du Cayor, venu répondre à une convocation de l'Administration coloniale qui l'accusait de vendre des captifs. Diéry était accompagné de Sarithia DIÈYE et Kanar Fall. (🇸🇳 🇫🇷Le professeur Mbaye Guèye (RIP) a écrit sur cet assassinat en1965 et estime que ce fut à la base du décret du 12 décembre 1905 applicable dans les colonies et qui punissait désormais toute personne coupable de trafic esclavagistes sans distinction de religion (2 à 5 ans d prison, amende). En effet en 1904, il y avait un imbroglio juridique sur la question de l’esclavage qui a fait aussi l’objet d’un article du père blanc, François Renault (1925-1996). Le décret de 1848 abolissait l’esclavage dans les colonies mais le procureur estimait que les tribunaux avait de problème pour le mettre en pratique au Sénégal. Pour une raison simple : les musulmans étaient assujettis au droit musulman qui n’interdisait pas l’esclavage ! Et les petits colons sur place faisait ainsi du business comme ce Prom qui avait aidé un certain Ahmadou Fall à acheter chez des maures, pour son épouse Assa Koyo, une petite fille daganoise de 6 ans, volée. La mère de la fille, battante féministe avant l’heure, mena combat devant le parquet de Saint-Louis (on ne parle pas du père nak !) et reprendra sa fille sur ordre d’un juge tenace face aux menaces et pression de Prom, et du représentant de la maison de commerce Buhan et Teisseire à Rufisque dont il était l'agent. Pour ce juge le décret de 1848 devait s’appliquer. A Thiès, le commandant de cercle fit de même. Diéry Fall fut condamne à 15 jours de prison et en bon noble du Baol il se révolta sur place et le petit fonctionnaire blanc fut tué par Sarithia. L’assassin prit la fuite, le colon ordonna à Kanar de le lui ramener. Diéry, lui, rappelle @Soleil en 2020 partit aussitôt à Caytu pour consulter son oncle, le vénérable Massamba Sassoum Diop, auprès de qui repose son petit-fils Cheikh Anta Diop. Que s’est-il passé ? Jarbaat va regarder toi-même dans les archives nak !) En tout cas Kanar tua Diéry et remis sa tête au colon (l’administrateur Pouvergue et/ou le Commandant Prempain ?) qui l’exposa sur la place du marché à Thiès pour intimider les gens (la photo existe mais je ne la poste pas ici par décence). Puis Kanar fut condamné lui-même à 2 ans de prison par un tribunal de Dakar et Sarithia Dièye, rattrapé, fut exilé à vie en Guyane (Des descendants en Guyane ? @Laminekamou , je t’en confie la recherche ! 😃 ) ! Je sais que c’est confus mais mon cerveau était plus tourné vers la montage de Jabal Nuur et la grotte de Hira que vers les sources où chercher l’information pour des jarbaat yu bëgg lu yomb toroop !) 7 Avril 2019 : Formation d'un nouveau Gouvernement comprenant 32 ministres et 3 Secrétaires d'Etat. Reconduction du Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah DIONNE qui a aussi le titre de ministre d'Etat, secrétaire général de la Présidence de la République. 7 Avril 2017 : Manifestation organisée par le mouvement citoyen "Y en a marre" à la Place de l'Obélisque à Dakar pour dénoncer "le manque de démocratie et de justice" du régime du Président Macky Sall. 7 Avril 2016 : A Pikine, dans la banlieue de Dakar, le Chef de l'État préside la cérémonie de pose de la première pierre de l'Arène Nationale de Lutte. Fruit de la coopération sino-sénégalaise, l'infrastructure sportive sera inaugurée le 22 juillet 2018 par le Président Macky SALL et son homologue chinois Xi Jinping. 7 Avril 2015 : Décès à Paris, à l'âge de 73 ans, de Landing Sané, ancien Président du conseil régional de Ziguinchor, ancien député et ancien ministre de l'Équipement et des Transports terrestres. 7 Avril 1991 : Nomination de Habib Thiam, au poste de Premier Ministre. Il succède à Moustapha Niasse. Note : Dans ces conversations avec mes jarbaat, à part mes commentaires très subjectifs entre deux parenthèses et précédés de 🇸🇳, vous pouvez accéder à toutes ces information dans des milliers de site de l’Internet. #7avril #Senegal #Kebetu #Dakar #colonialisme #Goree #SaintLouis #waxtaan #jarbaat Xxxxxxx #SONES @SonesOfficiel #JamesCampbell #FelaKuti #Cayor #KanarFall #CanarFall #esclavage #HabibThiam #Casamance #Walo
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Par un 2 juillet : Marchant hier vers 23 heures, je n’ai jamais autant entendu, à chaque coin de rue, « Pape Thiaw ! Pape Thiaw ! ». Et je comprends maintenant les excellents titres du jour : @LeSoleilonline avec «Coachmardesque» et L’Obs de @GFMofficiel avec «Pape, Ciao ». Et maintenant Kebetu - rechauffé 2025 avec de petits ajouts - pour les jarbaat qui n’ont pas connu leur Maam, Serigne Abass Sall, et qui n’ont jamais marché sur le Pont Faidherbe, orienté est-ouest ! 2 Juillet 1990 : Rappel à Dieu à Louga à l’âge de 81 ans de Serigne Abass Sall qui consacra toute sa vie à la propagation de l’Islam et de la Tijaniya. Il est considéré comme l’un des plus grands khalifes de Cheikh Ahmed Tidiane. 🇸🇳 Serigne Abass Sall, le jour d’Arafat et les diamants de Mamadou Dia Le jour du rappel à Dieu de Serigne Abass Sall avait correspondu à la station d’Arafat du Hajj de 1990. Iba Der Thiam, dans son livre posthume La Tijâniyya au Sénégal, publié dans le cadre de l’Histoire générale du Sénégal (HGS), décrit bien le parcours d’Abdallah Ibn Abbas, né à Ngick Fall en 1909. Pour tenter de soutirer des sous à mes chères jarbaat Fama Aïcha Sall de Dakar ou Aminata de Bruxelles, un apprenti en mystique numérologique leur ferait sans doute remarquer que 1990 et 1909, ce sont les mêmes chiffres, et que le total des chiffres de chaque nombre donne le fameux nombre 19, si cher aux mystiques ! Serigne Abass Sall a suivi à la lettre la prescription de son père, Serigne Mayoro Sall : « Abass ! Qu’il ne se passe pas un seul jour sans que tu n’augmentes tes connaissances. » Mamadou Dia, ancien président du Conseil, qui était presque en fusion avec le Shaykh Abass Sall — dont une fille, que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer récemment à... Bruxelles, porte le nom de l’épouse de Mamadou Dia — témoigne ainsi : « Alors que nombre d’hommes de savoir religieux se bornent souvent à transmettre, pourrait-on dire, de façon désincarnée, le message coranique et les hadiths du Prophète (PSL), Serigne Abass Sall communiquait, lui, en même temps que ce qu’il sait, ce qu’il est : un guide d’une illumination aveuglante, pensant sa foi et l’agissant. » Ces paroles de Mamadou Dia ne sont pas le fait du hasard. En effet, comme l’a rappelé Serigne Abdallah Sall lors d’une causerie organisée à l’occasion de l’anniversaire du décès de Mamadou Dia, le 25 janvier 2025, leur relation était fondée sur une recommandation de Thierno Seydou Nourou Tall, faite séparément à l’un et à l’autre. À vrai dire, Serigne Abass était réticent à l’idée de se lier à un homme politique, jusqu’à ce que Thierno Seydou Nourou lui dise qu’il savait pourquoi eux deux devaient se lier. Leur relation fut si forte que Mamadou Dia, par ses échanges avec Serigne Abass, ne fut nullement surpris de son emprisonnement. Et son refus de faire réviser son procès découlait précisément de ce qu’il avait acquis en élévation spirituelle en prison, au point de considérer que réviser son procès serait nier le bienfait dont Dieu l’avait gratifié. C’est cette relation avec le fils de Sokhna Fatimata Wade qui faisait dire à Mamadou Dia : « En me jetant en prison, c’est comme si Senghor avait jeté, pour le punir, un chercheur de diamants dans un fossé qu’il ignorait rempli de diamants. » Pendant le Ramadan de 1990, Mamadou Dia, revenant de la Umra et informé de l’hospitalisation de Serigne Abass, alla lui rendre visite à l’hôpital Principal, à Brévié, chambre 7. Mamadou Dia révéla alors au Shaykh un rêve qu’il avait eu à La Mecque, dans lequel on lui disait : «Ton ami, Ibn Abbas, rentrera par un jour d’Arafat. » Sans autre précision. Serigne Abass avait sans doute compris le message. Et quelques semaines plus tard, le 9 Dhou al-Hijja, jour de la station d’Arafat correspondant au 2 juillet 1990, Serigne Abass Sall fut rappelé à Dieu. Comme buñaa aux jarbaat jumelles Adama et Awa Ndour et Dr. Nabou Mbengue, j’ajoute que votre grand-père, Serigne Abass, faisait remarquer que le chiffre 7 se retrouvait dans plusieurs étapes de sa vie : 7e enfant de sa mère, né le 7e jour de la semaine, 7 Hajj, 17 Umra, maisons et mosquées dans sept localités du Sénégal — Saint-Louis, Ross Béthio, Louga, Ngick, Dakar, Taaba et Khayra —, 17 fils, pointure 43, soit 4 3. Et mon affection particulière pour la maman de Lala Aisha est sans doute due au fait qu'elle est la 7eme fille de Serigne Abass ! Il ajoutait que, dans l’apprentissage du Coran, quand il était enfant, il avait eu des difficultés de mémorisation, mais qu’une fois arrivé à la 70e sourate, Al-Ma‘ârij — Sa’ala sâ’ilun...—, comme par miracle, tout le Coran lui était devenu facile. Il a eu 17 fils et a recommandé, entre autres, de faire, quand c’est possible, 7777 « Yâ Latîf ». Qu’aucune jarbaat ne se hasarde nak à me demander si moi-même je fais cela ! Allez le faire au Ziara de Ngick du 9 au 12 juillet 2026. Qu’Allah gratifie Serigne Abass du Firdaws le plus élevé. Sa vie et son œuvre ont encore été rappelées le 20 juin dernier, lors d’une conférence organisée par son fils, l’imam Abdallah Sall, et la section dakaroise de la Fédération Sopeey Serigne Abass Sall. On peut l’écouter ici : youtube.com/watch?v=s43x0UDi… # 2 juillet 1865 : Inauguration du pont en bois de Sor, à Saint-Louis. Il prendra le nom de Pont Faidherbe par un décret impérial du 2 octobre 1865, au moment où son principal artisan et parrain, le gouverneur Louis Faidherbe, était retourné en France pour des raisons de santé. 🇸🇳🇫🇷🇸🇳 Du pont flottant de Faidherbe au Pont Faidherbe Évidemment, le rôle des différents acteurs dans la construction du pont peut parfois faire débat. Mais toujours est-il que le polytechnicien Faidherbe, alors capitaine — et non encore gouverneur — considérait comme indispensable de relier l’île de Ndar au quartier de Sor par un pont. Devenu gouverneur, il mit son projet à exécution en installant un pont flottant. Il se trouve que la demande d’autorisation adressée au ministre des Colonies, Jérôme Napoléon, fut formulée par le capitaine de frégate Robin, qui assurait l’intérim de Faidherbe, alors en France. On peut supposer qu’un accord existait entre les deux. Le pont fit l’objet d’un appel d’offres, avec ouverture des plis non pas à Paris, mais à Saint-Louis, puisque la Colonie avait emprunté des fonds pour son financement. Un pont, trois inaugurations : la première par le gouverneur général Chaudié, le 14 juillet 1897 — contaminé par la galanterie des doomu Ndar, il laissa à Madame Chaudié le soin de couper le ruban 😅 —, la deuxième par André Lebon, ministre des Colonies, le 19 octobre 1897, et enfin la troisième, 114 ans après sa mise en service, après une réhabilitation totale, par le président Abdoulaye Wade, le 19 novembre 2011. Guy Thilmans — Tielemans ? —, un Belge installé au Sénégal depuis 1965 et établi à Saint-Louis depuis 1992, passionné d’archéologie industrielle, avait consacré un premier numéro, dans la revue Outre-Mers, aux différents ponts de Saint-Louis. Grâce à ses recherches, il préparait un numéro spécial sur le Pont Faidherbe, mais il décéda en 2021 avant de pouvoir le réaliser. Il travaillait également sur l’usine des eaux désaffectée de Mbakhana et sur la grue à vapeur du quai Roume, qu’il avait lui-même restaurée. Et si Youri Tielemans, qui a marqué hier les deux buts de la Belgique face au Sénégal — 3-2 —, nous éliminant de la Coupe du monde de football, était son petit-fils ? Doudou et les jumeaux, je vous confie l’enquête ! Qui n’a jamais assisté à l’ouverture du pont a raté un spectacle extraordinaire ! Je pense que la ville de Saint-Louis devrait instaurer un événement touristique annuel: « Ubbite pomu Ndar ak rawante gaal », avec une compétition entre rameurs venus de toute la côte ouest-africaine ! Quand j’ai fait une Kebetu sur Cheikh Fal, premier DG d’Air Afrique, un de vos nijaay Njobeen m’avait fait remarquer que l’aéroport de Ndar devrait porter son nom, ce qui serait bien logique. Je lui ai fait remarquer que cet aéroport porte déjà le nom d’Ousmane Masseck Ndiaye. « Pont Cheikh Fal » à la place de « Pont Faidherbe » ? J ai vu aussi "Pont Maam Kumba Bangg". 😂 Si tu es doomu Ndar, tu as sans doute fait à ton enfant le rituel de la première marche sur Pont Faidherbe, comme le fit une jarbaat pour ma petite-fille, avant de poster les photos sur ses réseaux sociaux sans demander la permission à son mari : moi ! # 2 Juillet 1846 : Capture du trois-mâts l’Elizia et débarquement à Gorée de sa cargaison de cent cinquante noirs des deux sexes pris dans le golfe de Guinée. La France avait aboli l’esclavage depuis le 4 février 1794. 🇸🇳🇫🇷On peut supposer que ces personnes du Golfe de Guinée restèrent au Sénégal et que leurs descendants et descendantes sont maintenant non compatriotes ! Qui en connait ? # 2 Juillet 1816 : Naufrage au Banc d’Arguin de la frégate « La Méduse » convoyant à Saint-Louis le gouverneur Julien Schmaltz et son équipe, chargés de reprendre possession du Sénégal sur les Anglais suite au traité signé à Paris le 30 mai 1814. 🇸🇳🇲🇷🇫🇷 Le radeau de la honte Ce naufrage de La Méduse fut également une illustration saisissante de l’inégalité sociale face au sauvetage des vies humaines : les passagers les plus favorisés, les officiers et les autorités embarquèrent d’abord dans les chaloupes, tandis que les autres furent abandonnés sur un radeau de fortune. Après plusieurs jours de tentatives infructueuses pour dégager la frégate, un radeau fut mis à l’eau, transportant près de 150 personnes, sans vivres ni eau potable, mais avec quelques tonneaux de vin. Devenus ivres, certains marins s’entretuèrent ; affamés, d’autres recoururent au cannibalisme. Pris de folie ou de désespoir, plusieurs se jetèrent à la mer. Douze ou treize jours plus tard, le radeau fut repéré par le brick (voilier á 2 mâts) L’Argus, qui recueillit quinze survivants. Cinq moururent pendant la traversée ou peu après, de sorte qu’une dizaine seulement arrivèrent vivants à Saint-Louis. La célèbre toile Le Radeau de la Méduse, peinte en 1819 par Théodore Géricault (1791-1824), immortalise ce drame. Elle est exposée au musée du Louvre, à Paris. Le Banc d’Arguin @PNBancarguin est aujourd’hui un parc national couvrant environ 12 000 km². Il est classé comme aire marine et côtière protégée et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. # 2 Juillet 2002 : Inauguration par le Président Abdoulaye Wade et son homologue taïwanais Chen Shui Biandu Centre polyvalent agricole de Sangalkam, de la route Thiès-Notto-Tassète et de la Case des tout-petits de Tassète. 🇸🇳🇹🇼Les relations entre Sénégal et Taiwan, c’est toute une histoire certes d’opportunités économiques mais aussi (et surtout ?) d’opportunisme politique et de corruption ! # 2 Juillet 1845 : Création de l'Escadron des Spahis Sénégalais. Des autochtones sont recrutés pour remplacer les hommes du 6ème escadron du 1er Régiment des Spahis Algériens mis à la disposition de la marine pour la colonie du Sénégal en 1843. 🇸🇳🇫🇷🇩🇿Je crois avoir déjà causé des spahis.) Pas de bonus VAR car déjà trop long. Suivez ma chaîne Kebetu avec mes Jarbaat : Ëttu Mademba Sénégal 🇸🇳 : whatsapp.com/channel/0029Vau… Note : Comme mes jarbaat le savent, je ne suis expert en rien. En dehors de mes commentaires subjectifs, partiels, biaisés et précédés de 🇸🇳, ces informations sont disponibles sur des milliers de sites. #Senegal #Kebetu #2juillet #jarbaat
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Par un 30 juin : Ibra Penda, le jarbaat qui fit trembler le Kajoor Jarbaat, je vous sais rivés sur le Mexique, le Canada et les USA pour suivre le football ! Nos Lions/Gaynde de la savane sénégalaise ont signé un pentagone contre les Lions de Mésopotamie, les Lions de l’Atlas marocains ont bouffé les Orange et le lion qui figure sur les maillots des Pays-Bas. Donc, comme moi aussi je suis les matchs — même si aucun de vous ne vient me faire du ataya — vous comprendrez que j’aie complètement oublié de faire mon post en ce jour de baccalauréat ! Mais, de toute façon, c’est du réchauffé, donc déjà lu ! Post fait apres France-Suède mais on est encore le30 juin !😃 30 juin 1869 : Le nommé Ibrahima Penda, lieutenant du marabout Ahmadou Cheikhou Bâ de Wouro Madiyou, fait assassiner le chef de canton de Guéoul après avoir défait le chef de Coki. (Source : SenegalDates) 🇸🇳🇫🇷🇸🇳Ibrahima, ou Ibra Penda Bouya Bâ, ou encore Ibra Penda, a joué un rôle important dans l’islamisation du Djolof. Il n’était pas seulement le lieutenant du marabout Ahmadou Cheikhou Bâ de Wuuru Maadiyu, dans le Fouta, mais aussi son demi-frère. Il était l’un des piliers de l’entourage wolof du marabout halpulaar, car sa mère, Penda Bouyo Diop — d’où le surnom « Ibra Penda » — était la sœur de Serigne Coki Samba Aminata. C’est justement un conflit avec cet oncle, qui voyait en son neveu un dangereux rival séduisant de plus en plus les foules par ses sermons enflammés lors des prières du vendredi à Coki, qui fera aussi basculer le Djolof. Le conflit entre l’oncle et son jarbaat entraîna l’intervention de son frère Ahmadou Cheikhou, outré que l’oncle n’ait pas accepté la repentance du neveu, alors que c’est lui-même qui avait exigé de son demi-frère qu’il aille présenter ses excuses. Il décida de se rendre à Coki avec Ibra Penda et lui aurait dit : « Allons voir ton oncle. Puisqu’il nous interdit Kokki, il nous montrera bien où commence son territoire et où s’arrête celui de Dieu » — propos rapportés par Souleymane Dia, citant Serigne Talla Khar Seck de Thiènaba. Devant l’avancée des troupes, Serigne Coki alla chercher refuge chez les Français. Lat Dior, alors confiné dans le Guet par les Français, saisit l’occasion pour se rapprocher d’Ahmadou et d’Ibra Penda, afin de récupérer les esclaves qui étaient sous la protection du marabout depuis l’abolition de l’esclavage par la France. Passons sur les péripéties, notamment la controverse entre le grand notable religieux Xali Majaxate Kalaa, qui publia une fatwa pour justifier la guerre menée par Lat Dior à Samba Sadio contre Ahmadou Cheikhou, et le jeune érudit — pas encore très connu — Ahmadou Bamba, qui s’opposa publiquement à ce jugement, estimant que des musulmans ne pouvaient pas réduire en esclavage d’autres musulmans. Avant la bataille finale de Samba Sadio, les troupes du marabout halpulaar et d’Ibra Penda avaient plusieurs fois battu les coalitions formées par Lat Dior et Demba War. La dernière victoire du marabout à Coowaan (Thiowane), fut telle que Lat Dior dut aller chercher refuge à Leybar et demander l’aide des Français dans une lettre adressée à Boroom Ndar, le gouverneur français : « Je me suis rencontré avec le marabout, Cheikhou Ahmadou. Il m’a battu comme si le bras de Dieu l’avait aidé. Mais je ne me découragerai pas, et seule la mort pourra effacer la haine que je lui porte. » Malgré cette victoire à Coowaan, l’armée du Cheikh fut affaiblie. Ahmadou Cheikhou sera finalement vaincu à Samba Sadio, en 1875, par une coalition entre Lat Dior et les Français. Il aurait été tué par un guerrier de Lat Dior. Comme son corps n’a pas été retrouvé, ses partisans, eux, ont cru qu’il avait été élevé au ciel. Ibra Penda ne fut pas le successeur de son demi-frère, car il avait été tué à la bataille de Coowaan, où il repose. Le général Mamadou Niang — qui fut mon président à l’ONEL —, dans ses mémoires, rend hommage aux frères du guide Ahmadou Cheikhou et, connaissant leur rôle militaire, leur confère même des grades : «Généralissime Bra Madiw » et « Général de l’armée Ibra Penda Bouya ». Quant à Amary Ndaak Seck, fils d’un Maure et d’une Garmi du Kajoor, il succédera à Ahmadou Cheikhou et deviendra le premier Serigne Thiènaba. Le Pr Souleymane Dia dd @UCAD_Senegal explique comment l’héritage de Ahmadou Cheikhou a été préservé grâce aux leaders locaux avec le renforcement de la communauté maadyanke et ce, malgré la répression de souverains du Kajoor. Pas facile de trouver une illustration. Donc je prends un dessin supposé représenter Cheikhou Ahmadou, ainsi qu’une carte de Souleymane Dia qui retrace le périple d’Amary Ndaak après Samba Saajo. #Senegal #kebetu #FRASUE #SUEFRA
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🇸🇳 Lions du Sénégal : Merci pour le pentagone et merci Paa Wade ! Gaynde, merci ! Je vous avais dit : « Oubliez les calculs. Dessinez le pentagone. » Et vous avez totalement satisfait ma demande en dessinant cette figure à cinq… buts pour honorer le Dr Fallou Cissé, Mansour Wade, Jules-François Bocandé, Bruno Metsu et Pape Bouba Diop, chacun recevant son hommage sur l'une des cinq parties du Sénégal où il repose : Touba, Ouakam, Ziguinchor, Yoff et Rufisque. « Une prière pour chacun. Un but pour chacun », telle était ma commande. L'Inconnaissable - al-ghayb - n'étant connu que de Lui, Il m'a fait publier cette demande le 25 juin à 7 h 41, puisqu'Il avait décidé que je ne serais informé du décès de mon ami, le journaliste El Hadj Momar Wade, que quelques heures plus tard, ce même jour. Ainsi, je ne pouvais pas vous demander, Gaynde, de dessiner un hexagone pour rendre également hommage à un journaliste qui fut, sans jamais en donner l'air tant son humilité était grande, de tous les combats pour la liberté de la presse au Sénégal, à une époque où la rareté des supports médiatiques était la règle : peu de journaux privés, aucune radio privée, aucune télévision privée et, évidemment, pas de réseaux sociaux ! Momar était, comme notre ami commun Mame Less Camara, d'une rigueur morale à toute épreuve. Il ne vivait que pour le journalisme professionnel, s'offusquant toujours des dérives de la presse sénégalaise comme de la presse internationale. Plus tard, il mit également tout son savoir et son immense réseau professionnel au service de la Tijaniya, dont il avait fait son credo, notamment dans la communication autour du Maouloud. Sa confrérie lui a d'ailleurs magnifiquement témoigné sa reconnaissance avec la présence, tout au long de ses funérailles, de Serigne Abdoul Hamid Sy, fils de Serigne Abdoul Aziz Al Amine, qui, devant sa famille, ses confrères, ses condisciples, Mamadou Diop Decroix et tout Pikine École 9, a livré un témoignage éloquent, poignant et parfois bouleversant sur Paa Wade. Il rappela notamment que Momar Wade fut le premier journaliste à interviewer l'opposant Abdoulaye Wade dans sa cellule de prison. Merci, Momar. Repose en paix au cimetière de Pikine et qu'Allah fasse du Firdaws ta demeure éternelle. Merci, Gaynde. Vous avez fait ce qui dépendait de vous. Pour votre prochain match, je ne vous impose ni pentagone ni hexagone : un seul but d'écart en votre faveur nous suffira. Ayez le culot de dépasser 2002 dans le livres des records du football nationale en vous hissant au moins en demi-finales ! PS : Évidemment, pour répondre à quelques remarques auxquelles je m'attendais, on doit écrire «Gaynde» en wolof et non « Gaïnde », comme l'avait écrit le toubab, préférant un ï alors que le tréma n'existe pas en wolof. Cependant, je ne me fais aucune illusion : mes jarbaat continueront à écrire Gaïnde! #kebetu #Senegal #Coupedumonde2026 # Voici une invitation à suivre la chaîne Kebetu avec mes Jarbaat : Ëttu Mademba Sénégal 🇸🇳 sur WhatsApp : whatsapp.com/channel/0029Vau…
GAYNDE : Oubliez les calculs. Dessinez le pentagone. Passer du statut de champion d'Afrique sur le terrain à celui d'expert en calculs des meilleurs troisièmes, à scruter tous ces « Si X gagne, si Y perd... », pour espérer atteindre les seizièmes de finale de la Coupe du monde de football, ce n'est pas exactement l'idée que je me fais de la grandeur d'une nation qui a une si haute opinion d'elle-même. Je sais... je dis ça, je ne dis rien ! Mais rappelons-nous qu'il y a 24 ans, jour pour jour, le président Abdoulaye Wade recevait les Lions, quarts de finalistes du Mondial 2002. Gaynde 2026, votre seul devoir immédiat est de réussir ce qui dépend de vous, et de personne d'autre : gagner, et gagner le plus largement possible, contre votre prochain adversaire. Faites-le d'abord pour vous-mêmes. Faites-le pour nous. Faites-le pour nos jarbaat. Mais faites-le aussi en hommage à ceux qui furent les artisans de l'épopée de Corée en 2002 et qui ne sont malheureusement plus parmi nous : le sélectionneur inspirateur Bruno Metsu, décédé en France mais qui, conformément à sa volonté, repose en terre sénégalaise, à Yoff ; le préparateur des gardiens de but Mansour Wade, qui dort à Ouakam ; le médecin-chef de l'équipe, Fallou Cissé, désormais auprès de ses grands guides religieux à Touba ; le «grand frère» de la génération 2002 et membre de l'encadrement, Jules François Bocandé, qui repose dans sa ville natale de Ziguinchor ; et, bien sûr, le héros du but victorieux contre la France, Papa Bouba Diop, accueilli par sa terre de Rufisque. Une prière pour chacun. Un but pour chacun. Que vos cinq buts relient Yoff, Ouakam, Touba, Ziguinchor et Rufisque en un même pentagone de reconnaissance. Go Gaynde ! 🦁 #Senegal #kebetu #kebetu #Lions #CoupeDuMonde2026 #FIFAWorldCup #Bocande #BrunoMetsu #PapeBoubaDiop #MansourWAde #FallouCisse @Fsfofficielle #gainde #Gaynde
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Par un 27 juin : Juste une reprise pour parler du rappel à Dieu de El Hadj Malick Sy. 27 Juin 1922 : Rappel à Dieu à Tivaouane du grand marabout El Hadj Malick Sy. Né en 1855 à Gaya dans le Walo, il était un érudit appartenant à l'école de jurisprudence malikite et à l'école de théologie ash'arite, ainsi qu'un imam de la confrérie soufie des tidianes, une voie spirituelle musulmane qu'il contribua largement à diffuser au Sénégal et en Afrique noire. Son premier Khalife est son fils Serigne Ababacar SY (1922-1957). 🇸🇳Maodo, Saint-Louis et l'islam lettré : quelques rappels à une jarbaat Qu'aucune jarbaat ne compte sur moi pour faire du waaraate sur Maodo, rappelé à Dieu le 27 juin 1922 ! Vous n'avez qu'à venir au prochain Gamou de votre cousin Dr Habib Sall, Inch'Allah, et écouter Idrissa Mbengue, de la famille d'El Hadj Salif Mbengue (1870-1959), dont Maodo fit son moqaddam en lui renouvelant son wird. En effet, El Hadj Salif avait déjà reçu son wird tidiane auprès de Moulay Wakil, petit-fils de Cheikh Ahmed Tijani, lors d'un passage à Saint-Louis. Cette digression, juste pour vous rappeler la place de Ndar dans la propagation de l'islam lettré au Sénégal. D'où ma colère face au délabrement avancé de « mon » École Avenue De Gaulle devenue Khayar Mbengue, fermée depuis des années, et dont l'une des salles de classe, dans la petite cour, était la chambre où logeait Serigne Touba lors d'un séjour dans votre cité. Après lui en avoir parlé et après avoir publié ici même la vidéo de cet échange, je dois dire que j'attends toujours que @M_M_Guirassy nous aide à rouvrir cette école, qui occupe une place si importante dans l'histoire du Sénégal ! La vie d'El Hadj Malick — ou Maodo (« Guide », surnom que lui donna son maître Abdou Bitèye malgré son jeune âge) — est celle d'un homme de Dieu qui, comme le Prophète de l'islam, n'a pas connu son père. En effet, Ousmane Sy fut assassiné avant la naissance de son fils. Cependant, en quittant le Walo pour un voyage urgent auprès de ses parents, il avait donné une consigne à sa belle-famille : si son épouse, Sokhna Fawade Wellé, mettait au monde un garçon, il devrait porter le prénom de Malick, en hommage à son maître spirituel, Thierno Malick Sow. Né en 1853 ou 1855 à Dowfal, un village situé dans l'espace administratif de Gaya, à l'est de Dagana, il me semble donc que Maodo était fils unique... comme son modèle prophétique. Le jeune Malick et sa mère seront alors placés sous la protection d'Alpha Mayoro Wellé, frère de Sokhna Fawade, donc oncle maternel de Maodo... qui, soit dit en passant, n'était pas un jarbaat aussi indiscipliné que vous ! Alpha Mayoro, qui avait déjà reçu le wird tidiane et était un grand admirateur de Cheikh Oumar Al Foutiyou, ira rejoindre ce dernier dans sa Djihad, confiant le jeune futur guide religieux à son oncle paternel Amadou Sy, dans le village de Sine, au Djolof. Iba Der Thiam raconte admirablement, dans le détail, cette période de la jeunesse d'El Hadj Malick. Avec son maître Ngagne Ka, il parcourt le pays et découvre, par la même occasion, l'étendue de la dépravation des mœurs au Sénégal (dans ce domaine on peut se demander si ce n'est pas devenu pire!). Évidemment, il fit aussi le voyage à Saint-Louis auprès de l'immense érudit Amadou Ndiaye Mabèye (1842-1917). Et, jarbaat, c'est peut-être dans ce foyer ardent qu'il se lia d'amitié avec votre arrière-grand-père Oumar Tafsir Sall, lui aussi élève du père de Serigne Mamoune Ndiaye. Au point que leurs deux fils aînés, Ahmed Sy et Amadou (Ahmedine ?) Sall, partirent ensemble à la Première Guerre mondiale... et y laissèrent leur vie. Plus tard, El Hadj Malick revint à Saint-Louis, où deux dames pieuses et admiratives de son érudition — Sokhna Anta Ndiaye Dièye et Mariétou Sikitior — lui offrirent un terrain où se trouve aujourd'hui la zawiya de Ndar. Maodo y prit pour première épouse Sokhna Rokhaya Ndiaye, mère de sa fille aînée Fatimatou et de son fils aîné Mohammed, plus connu sous le nom d'Ahmed, père de votre arrière-grand-mère Safietou Sy, celle qui m'a tellement gâté en billets de 50 francs, car elle était l'épouse de votre Mamaat Ahmadou, fils de... Oumar Tafsir Sall ! Bon, je ne suis pas votre généalogiste, nak ! Maodo accomplit le Hajj à La Mecque en 1888 — avec un Arafat tombant un vendredi — dans des conditions financières et de voyage qu'Iba Der Thiam décrit en détail. Aucune de mes jarbaat n'a sans doute jamais entendu cette chanson consacrée au pèlerinage de Maodo, «celui qui avait ouvert les portes de la Kaaba», refrain qui fit sourire Cheikh Tidiane Al Maktoum devant le mbëggeelparfois excessif de certains taalibés. Bon, je ne vais pas aller plus loin, notamment sur ses démêlés avec le colonisateur, qui le persécuta. Je vous renvoie au livre d'Iba Der Thiam, La Tijaniya au Sénégal: Avènement et évolution, dans l'Histoire générale du Sénégal. Jetez aussi un coup d'œil au Mémorial des oulémas et des figures religieuses musulmanes de Ndar / Saint-Louis du Sénégal, de Cheikh Tidiane Fal et Mouhamadoul Mokhtar Kane. Ou alors, avec votre paresse légendaire — qui vous distingue de Maodo — contentez-vous de cette citation extraite du livre d'Iba Der (il m'avait appelé un jour au fajr pour une raison qui me procure encore aujourd'hui une émotion affectueuse à son égard. Qu'Allah lui accorde le Firdaws. Nit ku baax.) : « Maodo était un savant hors pair, un érudit raffiné, féru de sciences et de sagesse. Il a écrit vingt-sept œuvres de sa main avant d'être rappelé à Dieu (SWT). » PS : Jarbaat, pour satisfaire l'ego (démesuré 😄) des Doomu Ndar, tubaabé jusqu'à reprendre les erreurs de l'administration municipale coloniale de Saint-Louis, je précise que, contrairement a ce que j'ai écrit hier Cheikh, l'ancien PDG d'Air Afrique, est un Fal et non un Fall, tandis qu'Ibrahima, le syndicaliste, un Sar et non un Sarr. Maa ko def sax ! Si j'avais écrit en wolof codifié, personne n'aurait trouvé à redire devant un Faal et un Saar. Encore qu'on aurait pu me demander d'ajouter «Faal ndiaga yaaram » ou «Saar bandam»... Mais, jarbaat, faites comme eux ! Après tout, les conservateurs sont ceux et celles qui ont quelque chose à conserver... comme l'avait dit une universitaire... conservatrice ! Pas de bonus VAR car déjà trop long. Vous pouvez suivre ma chaîne "Kebetu avec mes Jarbaat : Ëttu Mademba Sénégal 🇸🇳* sur WhatsApp : whatsapp.com/channel/0029Vau… #kebetu #Senegal #tidiane #Maodo #saintlouis #jarbaat #SerigneCheikhTidianeSy #27juin Note : Comme mes jarbaat le savent, je ne suis expert en rien. En dehors de mes commentaires subjectifs, partiels, biaisés et précédés de 🇸🇳, ces informations sont disponibles sur des milliers de sites, notamment SenegalDates.
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GAYNDE : Oubliez les calculs. Dessinez le pentagone. Passer du statut de champion d'Afrique sur le terrain à celui d'expert en calculs des meilleurs troisièmes, à scruter tous ces « Si X gagne, si Y perd... », pour espérer atteindre les seizièmes de finale de la Coupe du monde de football, ce n'est pas exactement l'idée que je me fais de la grandeur d'une nation qui a une si haute opinion d'elle-même. Je sais... je dis ça, je ne dis rien ! Mais rappelons-nous qu'il y a 24 ans, jour pour jour, le président Abdoulaye Wade recevait les Lions, quarts de finalistes du Mondial 2002. Gaynde 2026, votre seul devoir immédiat est de réussir ce qui dépend de vous, et de personne d'autre : gagner, et gagner le plus largement possible, contre votre prochain adversaire. Faites-le d'abord pour vous-mêmes. Faites-le pour nous. Faites-le pour nos jarbaat. Mais faites-le aussi en hommage à ceux qui furent les artisans de l'épopée de Corée en 2002 et qui ne sont malheureusement plus parmi nous : le sélectionneur inspirateur Bruno Metsu, décédé en France mais qui, conformément à sa volonté, repose en terre sénégalaise, à Yoff ; le préparateur des gardiens de but Mansour Wade, qui dort à Ouakam ; le médecin-chef de l'équipe, Fallou Cissé, désormais auprès de ses grands guides religieux à Touba ; le «grand frère» de la génération 2002 et membre de l'encadrement, Jules François Bocandé, qui repose dans sa ville natale de Ziguinchor ; et, bien sûr, le héros du but victorieux contre la France, Papa Bouba Diop, accueilli par sa terre de Rufisque. Une prière pour chacun. Un but pour chacun. Que vos cinq buts relient Yoff, Ouakam, Touba, Ziguinchor et Rufisque en un même pentagone de reconnaissance. Go Gaynde ! 🦁 #Senegal #kebetu #kebetu #Lions #CoupeDuMonde2026 #FIFAWorldCup #Bocande #BrunoMetsu #PapeBoubaDiop #MansourWAde #FallouCisse @Fsfofficielle #gainde #Gaynde
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Par un 24 juin : Du débarquement du futur évêque de la Sénégambie à Dakar en 1901 à l’inhumation mouvementée de Koukoy Samba Sagna en 2013. 24 juin 2013 : Inhumation à Dakar de Koukoy Samba Sagna, chef des rebelles gambiens qui avaient perpétré le coup d’État manqué contre le président Dawda Kairaba Jawara en juillet 1981. Décédé en exil au Mali le 18 juin 2013, il ne put être rapatrié en Gambie, les autorités de Banjul ayant refusé le retour de sa dépouille. 🇬🇲 🇸🇳 Koukoy Samba Sagna: quelle vie tumultueuse ! À seulement 29 ans, il s'était emparé du pouvoir en Gambie le 30 juillet 1981, pendant que le président Dawda Jawara séjournait à Londres, où se déroulait alors le mariage du prince Charles — aujourd'hui roi Charles III — et de la princesse Diana. Nous sommes alors six mois après l’accession d’Abdou Diouf à la présidence du Sénégal. Pour ce premier grand défi international, dans un pays enclavé entre deux régions sénégalaises, il lui fallait agir. Contrairement à @Macky_Sall , qui bénéficiait du mandat de la CEDEAO et du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de 2001 lorsqu’il fallut pousser Yahya Jammeh à reconnaître la victoire d’Adama Barrow, Abdou Diouf savait qu’il devrait intervenir pratiquement seul. Les mécanismes régionaux de l’époque étaient beaucoup plus limités. Quinze minutes après avoir été informé du coup d’État par Habib Thiam utilisant le "téléphone blanc", Diouf ordonna l’intervention de l’armée sénégalaise afin de rétablir Jawara, en application de l’accord de défense signé entre Dakar et Banjul en 1965. Cette décision inspira plus tard ce commentaire à David Ribon, conseiller économique israélien bénévole présent fortuitement à Dakar : «J’ai été témoin, une fois dans ma vie, de la manière tout à fait solitaire dont un chef d’État est appelé à prendre certaines décisions.» Mamadou Dia était opposé à l’intervention. Abdoulaye Wade la critiqua publiquement, tout en confiant en privé à Diouf qu’il comprenait sa décision. Sékou Touré plaidait pour une négociation avec les jeunes révolutionnaires, tandis que Hassan II recommandait d’aller jusqu’au bout. Diouf consulta tout le monde — y compris Léopold Sédar Senghor— mais seulement après avoir pris sa décision de lancer l’opération Fodé Kaba, conduite notamment par les commandos du général Wane. Nous suivions alors les événements quasiment en direct à la radio. Prise en otage, Lady Jileel, la pfemiere épouse "aawo", du président déchu fut obligée de faire cette déclaration en direction de Elisabeth Diouf alors notre Première Dame : «Élisabeth, tu es dans ton palais avec ton époux et tes enfants alors que mes enfants et moi sommes prisonniers des rebelles. Dis à ton mari de retirer ses troupes de Gambie. » L’épisode se termina par la fuite de Koukoy, la libération de la First Lady gambienne, et de ses enfants, puis le retour de Dawda Jawara. Celui-ci arriva à l’aéroport militaire de Yoff puique Abdou Diouf, devant le silence des Britanniques à qui il avait demandé de faire voyager Sir Dawda, envoya l’avion présidentiel sénégalais le chercher a Londres. Et voilà que Koukoy Samba Sagna, également connu sous le nom de Doudou Mouhamed Sagna, repose aujourd’hui en terre sénégalaise. Se présentant tour à tour comme révolutionnaire opposé à Jawara puis à Yahya Jammeh, il fut arrêté à l’aéroport de Dakar le 18 avril 2013. Il ne fut toutefois pas extradé vers la Gambie, mais expulsé vers le Mali. Cette décision suscita les critiques de @amnesty, qui soulignait son état de santé et sa nationalité sénégalaise, documents à l’appui. Il mourut au Mali le 18 juin 2013. Dans ce qui fut peut-être l’ultime manifestation de l’hostilité de Jammeh à son égard, la Gambie refusa son inhumation sur son sol. Après de multiples péripéties administratives, sa dépouille fut transférée au Sénégal pour être enterrée le 24 juin. Le journal @QuotidienSN résuma parfaitement l’affaire : « Son enterrement s’est passé comme il a vécu : dans la turbulence. » Au cimetière musulman de Yoff, Koukoy rejoignait ainsi Ahmadou Ahidjo, ancien président du Cameroun décédé en exil en 1989. Il y précédait également Hissène Habré, ancien président du Tchad, qui y sera inhumé en 2021. # 24 juin 1901 : Arrivée à Dakar de Monseigneur Alphonse Kunemann, vicaire apostolique de la Sénégambie. Il succède à Monseigneur Joachim Buléon, décédé à Dakar le 13 juin 1900 à seulement 38 ans. 🇻🇦 🇸🇳 🇫🇷 Le missionnaire qui jugeait Saint-Louis « bien travaillée par la franc-maçonnerie » Ce nouvel arrivant, Mgr François-Nicolas-Alphonse Kunemann, est un intellectuel de haut niveau, docteur en théologie, remarqué à Rome pour ses talents dans les controverses philosophiques et théologiques. Il avait déjà séjourné à Saint-Louis de 1884 à 1888 — donc bien avant le transfert de la capitale 😃. Selon sa biographie, « dès son arrivée, il se lança, avec son ardeur coutumière, dans l'étude de la langue arabe et du volof (wolof), afin de pouvoir prêcher la religion aux pauvres gens du pays. Une fois maître de la principale langue locale, il se donna à cœur joie dans l'exercice du ministère, au point de s'épuiser physiquement sous le climat saint-louisien." Tout cela est raconté avec les mots et les préjugés du colon de l'époque dans les Archives Spiritaines de la Congrégation du Saint-Esprit. Mgr Kunemann nous apprend notamment que « Saint-Louis est bien travaillé par la franc-maçonnerie ». Il décrit ainsi une ville de lettrés, catholiques comme musulmans, intellectuellement féconde, mais également peuplée de nombreux anticléricaux — sans doute parmi les instituteurs, les fonctionnaires et les commerçants européens de la colonie. Il aimait manifestement le Sénégal puisqu'il demanda à y revenir après un séjour en France a la suite de sa maladie. Il fut alors nommé supérieur de la mission de Ngasobil, qui accueillera plus tard un certain Léopold Sédar Senghor. À son arrivée, il ne fut guère impressionné par la chapelle :« Or, qu'avait-il trouvé à Ngasobil en fait de chapelle ? Une misérable bâtisse, espèce de baraque (jadis atelier de menuiserie), flanquée de deux prétendues chapelles latérales, constructions laides et fort mal commodes. Impossible de laisser le bon Dieu logé de la sorte dans cette communauté. » Notre théologien, ancien professeur, se transforma alors en architecte, maître d'œuvre et même en travailleur manuel. Il dessina des plans, supervisa les travaux et dota même la chapelle d'un orgue acquis pour 2 000 francs en 1895. Grand travailleur, il s'impliqua également dans le développement local. Il contribua à l'extension des bananeraies, à l'amélioration des cultures rizicoles et à l'irrigation des terres. Il fit même participer Ngasobil à l'Exposition universelle de Paris de 1900 en y présentant, avec succès, un immense plan de l'établissement Saint-Joseph qu'il avait lui-même dessiné sur une planche de deux mètres sur quatre-vingts centimètres. Pour cela, et pour bien d'autres raisons, le Saint-Siège le nomma, le 27 février 1901, évêque titulaire de Pella et vicaire apostolique de la Sénégambie. Mgr Kunemann avait surtout le souci d'être proche de ses ouailles et multipliait les tournées pastorales au Senegal et au Soudan (Mali). Le 17 mars 1908, il se rendit à Ngasobil pour y célébrer la fête patronale de la mission. Le 20 mars, après avoir célébré la messe, il embarqua à 7 heures du matin sur le cotre Saint-Joseph pour regagner Dakar. Le navire sombra en mer, entraînant sa disparition ainsi que celle de tout l'équipage. Il avait 52 ans. Encore un extrait révélateur du regard colonial de l'époque : « Les pauvres noirs ne pouvaient croire leur évêque mort si tragiquement ! Ceux de Joal, en apprenant la découverte du Saint-Joseph au fond de l'océan, erraient dans les rues, en regardant la terre, les deux mains jointes sur la tête, répétant, désolés : "Èy ! Monseigneur ! Èy ! Kunemann !" » Mgr Kunemann a laissé plusieurs écrits sur les missions catholiques du Sénégal dans des revues spécialisées, ainsi qu'un ouvrage liturgique intitulé Cérémonies et prières de la consécration des églises, publié à l'occasion de la dédicace de l'église du Sacré-Cœur de Ngasobil. Ces textes dorment peut-être encore dans nos bibliothèques, qu'elles soient religieuses ou laïques. À redécouvrir. #Senegal #Kebetu Note : Comme mes jarbaat le savent, je ne suis expert en rien. En dehors de mes commentaires subjectifs, partiels, biaisés et précédés de 🇸🇳, ces informations sont disponibles sur des milliers de sites.
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La joie, ce schéma tactique manquant aux Lions ? Ce qui manque à l’équipe nationale de football du Sénégal, ce sont d’abord des joueurs joyeux ! C’est le seul genre d’analyse que je peux me permettre, puisque je ne connais pas grand-chose aux schémas technico-tactiques. Un groupe dans lequel on s’aime, on rigole et on se considère comme une bande de copains me semble plus apte à la performance qu’un groupe dans lequel tout le monde est sérieux ou joue au sérieux. Notre entraîneur a peut-être toutes les qualités d’un grand coach, mais il a un visage trop austère ! Comme je ne suis pas régulièrement les coulisses de l’équipe nationale ni ce qui s’y passe, je me demande même s’il rigole parfois. Est-ce que ceux qu’on appelle les cadres rigolent, eux aussi ? Des joueurs joyeux auraient joyeusement dit au coach : « Père Thiaw, «Mag mat na bàyyi cim réew», c’est valable dans le quartier où il n’y a pas d’exigence physique intense sur 90 minutes, mais pas nécessairement valable dans l’équipe nationale ! » Le coach aurait alors compris qu’il existe un désir de performance fondé sur un mix générationnel plus fondé sur l’avenir avec des joueurs performants mais toujours en devenir que sur le passé avec des joueurs dont l'un a été considéré en un moment comme le meilleur à son poste dans le monde. Par le Kaiser Franz Beckenbauer lui-même ! En effet, quand on perd avec une équipe de jeunes, on a une justification toute prête : «Nous allons à la Coupe d’Afrique pour la gagner, mais nous venons à la Coupe du monde pour préparer une équipe d’avenir, capable de remporter d’autres Coupes d’Afrique et de mieux performer lors de la prochaine Coupe du monde.» À l’inverse, si l’on perd avec des trentenaires, il devient beaucoup plus difficile de trouver une explication. Car lorsqu’on a été un grand joueur, on ne le reste pas éternellement. Dans le calendrier biologique, il n’y a pas de VAR. J’espère quand même que nous allons nous qualifier, même si je trouve que nous prenons un peu de haut les Irakiens alors qu’à un but marqué ou encaissé près, nous avons exactement le même bilan ! Les Mané, les Kalidou Coulibaly et les autres méritent une sortie plus glorieuse que celle qui semble se profiler. Qualifions-nous dans la joie ! Et si nous perdons, ne boudons pas notre plaisir : nous accuserons affectueusement les Irakiens de s’être gavés de thé Saddam — le mythique warga Saddam de nos atayas. Ce qui me rappelle une question d’intérêt national : où est passé ce thé que je voyais partout autrefois ? 😄 PS : Ne nous mentons pas nak : les malins jarbaat addicts de TikTok ont déjà compris que tout ce texte n’était qu’une opération savamment préparée pour me donner le droit de publier ma très vieille photo avec un Lion joyeux ! 😄 #kebetu #Senegal #Lions #CoupeDuMonde2026 #FIFAWorldCup #LionsOfMesopotamia #FRA #NOR #IRQ
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Takusaanu Ndar à Dakar, Serigne Abass Sall et les jeunes reporters : Entre spiritualité, nostalgie et journalisme Y a-t-il plus compliqué que de devoir arbitrer entre des manifestations auxquelles on tient à assister ? Conflit n°1 : samedi, 15 heures. D’un côté : la « Grande Rencontre de la Diaspora saint-louisienne ». De l’autre : une « Grande conférence religieuse sur la vie et l’œuvre de Serigne Abass Sall ». Et, en même temps, le grand opening de la marque Vent du Sahel Design Prestige. Comme un pont Faidherbe virtuel de cinq kilomètres reliait les deux conférences, je n’avais aucune excuse pour ne pas aller aux deux ! Quant à la start-up d’innovation vestimentaire, de parfumerie et de cosmétique, je pourrai toujours la visiter plus tard, InshAllah, surtout qu’elle est l’œuvre de Moctar Mbaye, fils d’un vieil ami de la Banque mondiale qui est des spécialistes en passation de marchés les plus courus du pays. Conflit n°2 : samedi 20H/Dakar et Dimanche 10H/Ndar D’un côté : la soirée de gala de mes véritables amies et amis, les jeunes reporters de la CJRS. De l’autre : la cérémonie de dénomination de rues à Saint-Louis, avec le début d’un processus que je réclame depuis longtemps — tu le sais, toi l’oublieux jarbaat tiktokeur : la réhabilitation du général Amadou Fall, encore un doomu Ndar, fondateur de l’armée sénégalaise ! Bien que non invité par le maire de Ndar, je voulais quand même y aller et me mêler à la foule des anonymes, d’autant plus que c’est le général Mamadou Mansour Seck, pour qui je n’ai qu’admiration et affection, qui m’avait informé de l’événement, lui qui a lu mes posts sur le général Amadou Fall. Mais n’ayant, à l’état actuel d’une superficielle auto-évaluation, aucun don d’ubiquité, je ne pouvais pas être à Ndar et à Ndakaru. Retour donc au premier événement. Me rappelant la taquinerie de Serigne Cheikh Al Maktoum, révélant que les doomu Ndar, pour cause de sàñse et de daagu, arriveront en retard au point d’exiger des anges qu’ils ouvrent de nouveau les portes du Paradis pour les laisser entrer, je ne me suis nullement dépêché. L’accueil que j’ai reçu à la Chambre de commerce de Dakar m’a fait comprendre que le narratif de la Signare est en passe d’être gagné par Gorée ! Je ne fus donc pas accueilli par des Signares, mais par de jeunes dames qui, manifestement, avaient aussi reçu des leçons pour incarner la charmante nonchalance des femmes saint-louisiennes, dans des boubous parfaits. Je suis arrivé à temps pour entendre la voix de Pape Touré du Super Eagles chanter Ndar ! Ensuite, je me suis tapé un film avec un discours guère surprenant : Saint-Louis et son ceebu jën, Ndar et ses figures religieuses, Saint-Louis capitale du Sénégal, avec quelques égratignures contre Dia Mamadou ! Bref, le discours que tout nostalgique du Ndar de Karim tient. J’ai même entendu une lourde accusation : « Le déclin de Saint-Louis découle d’une volonté politique consciente, perpétrée par les politiciens ! » Deet waay ! Mais j’ai été heureux d’y voir le plus doomu Ndar des journalistes, mon ami Khalil Guèye, qui m’avait reproché un jour, à Dufonssé, d’user du baol-baol «dongg» en lieu et place du très saint-louisien « kese » ! Je devais partir avant la fin, mais j’espère lire les conclusions de ce Takusaanu Ndar à Ndakaru pour savoir comment a été analysé le nouveau profil démographique de Saint-Louis, qui explique pas mal de choses. Entrée ensuite dans l’amphithéâtre de la Résidence Abass Sall, un Waqf dont le propriétaire par le vonlnte de la famille Sall est le peuple sénégalais. La dernière fois que j’y étais, c’était pour la présentation du livre « Retrouvailles providentielles : l’histoire de Fatima Bâ », écrit par la directrice de l’ONG Al Khayria, Halima Sall, fille de Serigne Abass. Elle y relate une vraie et belle histoire : une nouveau-née est déclarée morte. Ses parents quittent l’hôpital. Erreur : elle est bien vivante ! Recueillie par la famille de Serigne Abass, elle retrouve, vingt ans plus tard, ses vrais parents. Ce samedi aussi, c’était un fils du guide religieux, l’imam Abdallah Sall, avec la section dakaroise de la Fédération Sopeey Serigne Abass Sall, qui appelait à une manifestation où il fut beaucoup question de Mamadou Dia, dont les relations avec Serigne Abass relevaient pratiquement du mystique. Au point que Mamadou Dia avait annoncé au marabout le rêve qui prédisait son rappel à Dieu un jour d’Arafat ! Profitez donc de ce post pour aller saluer vos Nijaay Abdallay et Chérif Sall, qui y ont tenu une excellente conversation. Après avoir regretté la défaite des Éléphants face à la Mannschaft, je me suis retrouvé entre mes jarbaat, doom et sët de la presse de @CJRS221 . Formidable événement que ce 13e gala de la Convention des jeunes reporters du Sénégal ! J’avoue cependant que je n’avais pas prévu d’écrire sur cet événement. Mais que faire quand Oumy Ndour @OumyNdour3 m’appelle pour remettre un trophée au mouvement citoyen Cajust — tiens, je vais faire un peu de bénévolat à @cajust_sn — et m’enjoint, avec une délicate fermeté, de faire un kebetu sur ce gala ? Les jarbaat qui me lisent attentivement entre deux vidéos TikTok savent qu’il y a des gens pour qui j’ai une admiration illimitée, et je les cite souvent. Oumy Ndour en fait partie. Et puis, je la considère en plus comme la deuxième meilleure mélangeuse de couleurs du pays, après votre bajaan R.A.M. de la Banque mondiale qui, atteinte d’Appolo — conjonctivite —, s’était habillée avec des couleurs en parfaite harmonie avec ses yeux. Au point que je croyais qu’elle avait mis des lentilles ! Bon, je reviens au gala. Le ministre de la Communication, M. Bacary Sarr, semble avoir marqué un bon point auprès des journalistes et techniciens pour susciter leur confiance dans son intention de mettre en œuvre une politique publique consensuelle, notamment pour la pérennité des entreprises de presse. Mamadou Diagne, le président de la CJRS, lui a fait un plaidoyer sincère pour pousser — ñaax — ses consœurs et confrères vers l’excellence, vers un journalisme professionnel digne du Sénégal. Il a ainsi répondu par anticipation à la bonne question posée par le représentant de @GroupeSonatel : « De quels reportersvoulons-nous ? » J’ai écouté avec émotion les hommages rendus par de jeunes journalistes aux membres de la Convention qui ont quitté ce monde: Chérif Abdoul Aziz Touré, Abdou Diouf Junior, Georges Déthié Diop et Mame Diarra Da Sylva. Petites curiosités : — Pour services appréciés rendus à la presse sénégalaise, la CJRS a décerné un prix à l'Ambassade de France @FranceoSenegal ! Je m’attendais à entendre un cri indigné de GMS, mais heureusement il n’était pas là ! 😂 — Accueil : j’ai été excellemment accueilli par mes deux jarbaat Angel M. G. et Adjoua K. B., à l’entrée de la salle du Grand Théâtre. Elles m’ont dit de suivre une personne, laquelle ne savait sans doute pas que je la suivais ! Donc, j’ai erré dans la salle, avec tout de même l’opportunité de saluer mon goro Matar Silla, toujours présent quand il s’agit de l’excellence médiatique. Jusqu’au moment où une personne m’a demandé le nom de mon organisation. J’ai répondu : « Citoyen ». Elle a immédiatement conclu : « Donc vous êtes un invité du président, voici votre table ! » Comme quoi, il vaut mieux parfois ignorer à quelle structure on appartient. Car, pour moi, c’est SPF : Sans profession fixe, élégante expression pour dire chômeur ! - Le plus important : bravo aux 140 journalistes qui avaient participé au concours du meilleur reporter. Vous êtes toutes et tous gagnants, car vous avez appris. #kebetu #Senegal #CJRS #Media #journalisme
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BM/CRES : convergence sur la réforme de la CMU La @BM_Afrique a publié le 19 juin 2026 une étude sur les «Scénarios d’architecture pour un système intégré de couverture du risque maladie au Sénégal». Elle reprend pour l’essentiel des pistes déjà formulées par le @CresContact , le Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES), dirigé par le professeur Abdoulaye Diagne. La Banque mondiale rappelle qu’une évaluation approfondie de la Couverture maladie universelle (CMU @acmu_senegal), réalisée par le CRES dès 2021, avait proposé trois modèles : ▪ Améliorer quelque peu l’architecture actuelle; ▪ Réorganiser le programme de CMU en transférant la gestion de l’assurance maladie communautaire vers des mutuelles plus structurées à l’échelle départementale ; ▪ Transformer plus radicalement l’agence nationale en charge de la CMU en une caisse publique d’assurance maladie capable, à terme, de gérer la branche maladie pour l’ensemble des groupes socio-économiques du pays (voir schéma en photo). La BM semble considérer cette dernière option comme la base la plus apte pour une réforme de notre système, à l’image de ce que la Côte d’Ivoire a entrepris depuis 2014 avec sa Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Comme quoi nos décideurs gagneraient à mieux valoriser les résultats des recherches menées par des structures nationales comme le CRES dans la conception des politiques publiques, notamment au bénéfice des populations les plus vulnérables, au lieu d’attendre leur validation préalable par des institutions internationales, aussi sérieuses soient-elles comme la BM. Je sais d’ailleurs que les équipes du CRES mènent également un travail intéressant sur la nutrition. On en aperçoit quelques recommandations sous forme de graffitis sur certains murs de Dakar (photo). L’étude de la Banque mondiale est accessible ici : ln.run/k2MCS #kebetu #Senegal #CMU @CNAM #Cotedivoire #CRES #Banquemondiale @WorldBankGroup
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Jarbaat, nouveau fiez jamais à ce que Jacqueline dit de moi ! 😀
C’était un pur bonheur Mademba de t’avoir sur la même table que moi, de pouvoir rire avec toi et surtout t’écouter avec ton incandescence intellectuelle légendaire.
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Haaland dans la sécurité alimentaire du Sénégal ! 😂 Toutes nos journées commencent bien : ouvrir les yeux et se rendre compte qu'on est encore en vie, n'est-ce pas déjà merveilleux ? Mais si, en plus, deux heures après, on se retrouve avec notre Jacqueline Fatima Bocoum, on se dit que la journée commence super bien! Elle supervisait et animait bénévolement hier l'exercice de redevabilité et de transparence du Commissariat à la sécurité alimentaire et à la résilience (CSAR), né le 5 janvier 2024 mais qui a déjà... 52 ans d'existence ! Oui jarbaat accro à TikTok : il existe depuis 1973 sous plusieurs appellations, toujours sous forme de commissariat : aux Sinistrés de la Sécheresse, à l'Aide alimentaire, à la Sécurité alimentaire... Sa direction est aujourd'hui assurée par une brillante manager, Mme Marième Soda Ndiaye, une intégriste des procédures républicaines qui ne plaisante pas quand il s'agit de faire appliquer la loi ! Au point d'avoir volontairement renoncé à ses propres salaires et autres émoluments afin que les agents puissent être payés durant le dernier semestre de l'exercice 2024. Une autre femme, Mme Aïda Bodian, préside elle, le de Conseil. Bel exercice de transparence donc pour une entité de l'État qui, comme Hercule, a plusieurs travaux à accomplir (voir photo) mais ne possède que six véhicules légers, dont seulement trois en bon état, et deux camions de 20 tonnes acquis en 2024, pour 124 agents et un budget de 2 316 899 421 FCFA. Grosse efficience donc (mais aussi peut-être avec un beaucoup d'imagination) puisque l'équipe de @MariemeSoda_SN a pu servir 177 093 bénéficiaires répartis dans 18 000 ménages, dont 2 000 foyers dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance, sans oublier les grands rassemblements religieux musulmans et catholiques. Ce qu'on ne dit pas toujours, et qui me paraît remarquable, c'est que lorsque le @csar0524 intervient dans ces espaces de dévotion, les autorités religieuses ne reçoivent en réalité qu'une partie des dons. L'essentiel des denrées est directement attribué aux ménages vulnérables impactés par l'événement. Sans compter le milliard de FCFA versé directement aux producteurs : 700 millions pour acheter du riz local et 300 millions pour le mil, le niébé et la farine enrichie. Évidemment, tout cela ne va pas sans difficultés. Les recommandations pour le court et moyen terme le montrent bien : plus de ressources financières, plus de moyens logistiques, plus de personnel qualifié, plus de numérique, plus d'infrastructures de stockage et une meilleure planification avec une programmation rigoureuse des besoins et une anticipation accrue des marchés. Petite curiosité. Le Japon offre du riz au Sénégal. Après de nombreuses démarches administratives - dont l'exonération est loin d'être la moindre -, le CSAR le réceptionne. En 2025, cela représentait 2 086 tonnes. Ensuite, ce riz n'est pas distribué aux ménages vulnérables. Il est vendu sur le marché. C'est, jarbaat, ce que les spécialistes appellent dans leur jargon la «monétisation». En principe, l'argent devrait servir à renforcer la résilience. Eh bien non ! Il est logé au ministère des Finances et sert à financer des choses qui, souvent, n'ont rien à voir avec la sécurité alimentaire ! Réforme ? Exercice de redevabilité certes, mais aussi occasion de renforcer le partenariat avec @statsenegal l'ANSD, le @FONGIP et l'Agence de Développement local. La prochaine enquête nationale CSAR/ANSD sur la securite alimentaire permettra sans doute de mieux calibrer ces partenariats et les opérations du CSAR. Bon, je reviens sur votre bajaan @fatima_bocoum , qui est aussi comme toi TikTok user ! Elle m'a fait rire en me montrant certains commentaires de nos compatriotes à propos de #Haaland en direction du math des Lions du Sénégal et les Løvene les… Lions nordiques (nom moins connu de la Landslaget) ! Je suis certain qu'un charlatan de mes connaissances va bientôt prétendre pouvoir museler le buteur norvégien, à condition qu'on lui fournisse le nom de la sœur de la mère de la première copine de Erling Braut Haaland ! Je préfère laisser notre sélectionneur national trouver la solution en évitant surtout éviter un «plan anti-Haaland» qui risquerait de laisser le champ libre aux autres rameurs. Lion qui a bouffé lion du mont Nimba et lion de l’Atlas ne devrait être surpris par Lion des neiges d'autant qu'il n’y a jamais eu de lion en Norvège qui en a fait pourtant un symbole national ! Go Gaynde ! #Senegal #kebetu #Lions #worldcup2026fifa
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RT @MadiambalD: La décision du Conseil constitutionnel
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Salut jarbaat : promenades ! Alpha Amadou Sy ou l’art de penser le football Qu’est-ce qui pouvait justifier, en ce 13 juin 2026, la présence de six philosophes — ou plus précisément d’au moins six anciens du département de philosophie — dans une salle de conférence de l’hôtel Bachou ? Pour parler de philosophie ? Non, pas du tout. Il s’agissait plutôt de célébrer une amitié forgée sur les bancs de l'Université de Dakar devenue @UCAD_Senegal l’UCAD lorsque, en DUEL 1, fraîchement débarqués de nos lycées, nous écoutions avec la ferveur des néophytes les enseignements de Mamoussé Diagne, Djeydi Sy, Michel Lefeuvre, Boubacar Ly et tant d’autres. Pour certains, c’était aussi l’occasion de retrouver une solidarité née dans la salle des professeurs du lycée Faidherbe, devenu depuis lycée Cheikh Oumar Al Foutiyou Tall. Au centre de cette rencontre se trouvait Alpha Amadou Sy, venu présenter son ouvrage Football : Les Lions de la Teranga dans un jeu aux multiples enjeux. Rien d’étonnant, chez ce philosophe, à analyser les passages du rectangle vert du terrain de jeu aux tapis vers de la bureaucratie du football, puisque rien de ce qui mérite réflexion ne lui est étranger. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que son regard aide le profane à déceler, dans le fait sportif, ce qui y est tellement manifeste que personne ne le voit. Ne nous a-t-il pas également permis, avec Fatima Fall Niang, de déguster le ceebu jën avec un sens patriotique élevé en démontrant combien ce plat constitue un patrimoine authentiquement sénégalais ? Le grand philosophe Djibril Samb, empêché, lui a d’ailleurs adressé un message lu par son fils : « J'ai toujours été impressionné par l'exceptionnel spectre de tes intérêts intellectuels de toutes sortes, que révèlent la vingtaine d'ouvrages que tu as publiés. En cela, tu es un philosophe aristotélicien. » Heureusement, il n’y avait pas que des philosophes dans cette salle gracieusement mise à disposition sans doute par une personnes amoureuse de la philo ! On y trouvait également des sommités intellectuelles issues des domaines les plus divers — préhistoire, probabilités, germanistique, entre autres — venues parler de football, du maréchal Thioune Cheikh, de la domination du football sénégalais en AOF, du déclin du football saint-louisien, de la JA, de la fusion des clubs dans le cadre de la « Réforme Lamine Diack », etc. Les interventions de Buuba Diop, Oumar Dioume, et Thierno Guèye sous la modération de Dr Sagar Seck - évidemment philsophe ! - ont naturellement donné envie de découvrir cette nouvelle réflexion d’Alpha Sy. Je dois toutefois avouer qu’en entendant certaines allusions concernant El Hadji Diouf — à propos duquel Alpha Sy rapporte des propos de @BeyeHabib — mes fibres de doomu Ndar ont quelque peu vibré lorsqu’il a été insinué que si nous n’avons pas remporté la CAN entre 2002 et 2010, "c’était peut-être parce que…" J’ai réclamé donc également une réflexion menée par des experts sur l’étiologie du comportement de certaines de nos stars du sport ou de la musique ! Comme par coïncidence, l’excellent journal @lequipe a consacré, dans son édition du 14 juin, une page entière à l’enfant de Balakoss. Celui qui rêvait de devenir « le phénomène du futur » y raconte : « Si je suis là, c’est grâce à mes grands-parents qui m’ont élevé. On n’avait pas de moyens, mais ils avaient les mots. Tout ce que tu devras avoir dans ta vie, c’est à toi d’aller le chercher (...). J’étais un peu mal aimé, bagarreur. » Il précise également que son père et sa mère étaient partis très tôt en Mauritanie. Bref, il y avait des souvenirs, de l’histoire, de l’émotion, mais aussi une véritable exégèse du livre, notamment grâce à Thierno Guèye, dont je vous offre en photo l’une des diapositives. Mais il y avait surtout Djibril Samb qui, par la voix de son fils, déclamait encore cet éloge à Alpha Amadou Sy : «Enfin, si tant est que j'aie quelque qualité à cet effet, je voudrais te dire que, de longue date, je te tiens pour l'un des penseurs les plus éminents et les plus dignes, non pas seulement du Sénégal et de l'Afrique, mais de notre monde actuel. Tu es un homme tout à fait remarquable. Tu le sais, cher Alpha, mon destin m'a déjà placé au-dessus de toute tentation de flatterie. Dixi et animam meam salvavi. » Jarbaat TikTok addicts, ayez au moins la curiosité intellectuelle d’aller chercher ce que signifie cette formule latine pour ensuite aller faire les malins devant vos pairs ! PS : Avant et après Alpha Sy, d’autres escales intellectuelles Je me suis également rendu à la présentation de Aveu signé, daté et envoyé de votre Nijaay, Bachir Fofana @fofbachir qui, pour reprendre le titre de SenePlus, « décortique l’imbroglio juridique de l’ASER » à propos des 37 milliards de FCFA que traque également @TasOfficiel. Émouvante presence de la mère de Bachir (en boubou vert) ! Avec Abdoul Madjib Guèye Premier Président de la Cour des comptes. Avec comme un de ses prédécesseurs le rigoureux Abdou Bame Guèye, pas de doute que, le moment venu, lumière, sera faite. Magib fait partie, avec Cheikh Tidiane Coulibaly, Abdou B. Guèye, Mamadou Seck Diouf et quelques autres, des magistrats dont je peux jurer de l’intégrité absolue ! Bon ok, mon opinion de nous vous intéresse pas, mais comme Djibril Samb, plus haut, je dis, moi aussi, « Dixi et animam meam salvavi ! » Et puis, comme toujours avec plaisir, lundi dernier au Raw Material Company (visitez ce lieu jarbaat, c’est inspirant !), pour une réflexion globale sur les Africaines qui façonnent le monde, incluant un panel animé par votre Maam Faatu Sow Dembeel, votre Bajaan Kodu Bop et Jabu Besaan. Je considère que ce panel a été indirectement un bel hommage à Awa Thiam, cette « Négresse » qui, en prenant audacieusement la parole, provoqua un véritable séisme dans un monde universitaire alors (et aujourd’hui encore ?) profondément patriarcal, puisque, pour reprendre les mots de votre Maam, « la question de la femme en tant que sujet académique n’existait pas ». Si une jarbaat souhaite mieux connaître la pensée de Cheikh Ahmadou Bamba, direction @bu_ucad, la Bibliothèque universitaire de l’UCAD aujourd’hui, puis UCAD II demain, pour le colloque « Savoir et éducation comme voie de libération : de l’actualité des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké ». Cela pourrait d’ailleurs constituer une belle jonction avec les réflexions menées à Raw Material Company, si l’occasion est saisie pour approfondir la question de la femme dans la doctrine mouride. Quoi encore ? Ah oui ! Felwine Sarr tentera de vous convaincre que l’on peut « Fabriquer le présent au prisme des savoirs et des imaginaires » à l’IFAN, le 18 juin à 10 heures. Bon, si je continue cette revue des rendez-vous intellectuels, je vais finir par rater la conversation du jour sur la « Construction d’un droit africain de la sécurité collective », organisée par l’Association des historiens du Sénégal. À vrai dire, je crois que je vais quand même la manquer car, pour paraphraser Mamoussé Diagne et Amady Aly Dieng, les activités sociales que nous impose notre culture empêchent souvent l’élévation de l’intellect. Jarbaat faites des promenades vous aussi ! Les lieux pour apprendre comme je le fais ne manquent pas et c'est plus socialisant que TikTok ! Et parfois on y sert même du café ! #Kebetu #UCAD #AlphaAmadouSy #philosophie #SerigneTouba #CheikhAhmadouBamba
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Orange des Bleus contre Orange des Lions… Toute la perfidie du capitalisme international tient parfois dans une simple publicité. Celle-ci, publiée en pleine page par Orange dans l’excellent journal @lequipe de ce jour, porte cette mention sans équivoque : « Quel que soit l’affiche, Orange soutient les Bleus. » Or, ce même @orange est aussi le principal sponsor des Lions du Sénégal. À tel point que notre Fédération sénégalaise de football avait choisi le siège de son sponsor, malgré la colère de mon ami Mbaye Jacques Diop, pour publier la liste de nos Lions avant le Mondial. Lorsqu’un grand groupe capitaliste soutient une équipe nationale, ce n’est évidemment pas par simple mécénat. L’objectif est de conquérir des parts de marché, de renforcer sa notoriété et de soigner son image auprès des consommateurs, particulièrement dans un secteur aussi concurrentiel que celui du numérique. J’espère donc qu’en vertu du contrat qui lie la FSF à Orange et @GroupeSonatel, notre @Fsfofficielle pourra exiger un traitement similaire : une page entière de publicité dans le même journal — ou dans un autre — avec cette mention : « Quel que soit l’affiche, Orange soutient les Lions de la Teranga. » Bon, je vais maintenant m’attaquer à ma deuxième dose de café. Et si j’ajoute « italien », je tombe à mon tour dans un piège du capitalisme : celui qui a réussi à faire croire que les Italiens sont les maîtres incontestés du café, alors même que leur pays n’en produit pas un seul grain ! Le capitalisme excelle dans l’art de construire ses récits. Y’a bon Banania ! 😡 #kebetu #Senegal #senegalfrance #francesenegal #worldcup #coupedumonde
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