Par un 2 juillet : Marchant hier vers 23 heures, je n’ai jamais autant entendu, à chaque coin de rue, « Pape Thiaw ! Pape Thiaw ! ». Et je comprends maintenant les excellents titres du jour :
@LeSoleilonline avec «Coachmardesque» et L’Obs de
@GFMofficiel avec «Pape, Ciao ».
Et maintenant Kebetu - rechauffé 2025 avec de petits ajouts - pour les jarbaat qui n’ont pas connu leur Maam, Serigne Abass Sall, et qui n’ont jamais marché sur le Pont Faidherbe, orienté est-ouest !
2 Juillet 1990 : Rappel à Dieu à Louga à l’âge de 81 ans de Serigne Abass Sall qui consacra toute sa vie à la propagation de l’Islam et de la Tijaniya. Il est considéré comme l’un des plus grands khalifes de Cheikh Ahmed Tidiane.
🇸🇳 Serigne Abass Sall, le jour d’Arafat et les diamants de Mamadou Dia
Le jour du rappel à Dieu de Serigne Abass Sall avait correspondu à la station d’Arafat du Hajj de 1990. Iba Der Thiam, dans son livre posthume La Tijâniyya au Sénégal, publié dans le cadre de l’Histoire générale du Sénégal (HGS), décrit bien le parcours d’Abdallah Ibn Abbas, né à Ngick Fall en 1909.
Pour tenter de soutirer des sous à mes chères jarbaat Fama Aïcha Sall de Dakar ou Aminata de Bruxelles, un apprenti en mystique numérologique leur ferait sans doute remarquer que 1990 et 1909, ce sont les mêmes chiffres, et que le total des chiffres de chaque nombre donne le fameux nombre 19, si cher aux mystiques !
Serigne Abass Sall a suivi à la lettre la prescription de son père, Serigne Mayoro Sall : « Abass ! Qu’il ne se passe pas un seul jour sans que tu n’augmentes tes connaissances. »
Mamadou Dia, ancien président du Conseil, qui était presque en fusion avec le Shaykh Abass Sall — dont une fille, que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer récemment à... Bruxelles, porte le nom de l’épouse de Mamadou Dia — témoigne ainsi : « Alors que nombre d’hommes de savoir religieux se bornent souvent à transmettre, pourrait-on dire, de façon désincarnée, le message coranique et les hadiths du Prophète (PSL), Serigne Abass Sall communiquait, lui, en même temps que ce qu’il sait, ce qu’il est : un guide d’une illumination aveuglante, pensant sa foi et l’agissant. »
Ces paroles de Mamadou Dia ne sont pas le fait du hasard. En effet, comme l’a rappelé Serigne Abdallah Sall lors d’une causerie organisée à l’occasion de l’anniversaire du décès de Mamadou Dia, le 25 janvier 2025, leur relation était fondée sur une recommandation de Thierno Seydou Nourou Tall, faite séparément à l’un et à l’autre. À vrai dire, Serigne Abass était réticent à l’idée de se lier à un homme politique, jusqu’à ce que Thierno Seydou Nourou lui dise qu’il savait pourquoi eux deux devaient se lier.
Leur relation fut si forte que Mamadou Dia, par ses échanges avec Serigne Abass, ne fut nullement surpris de son emprisonnement. Et son refus de faire réviser son procès découlait précisément de ce qu’il avait acquis en élévation spirituelle en prison, au point de considérer que réviser son procès serait nier le bienfait dont Dieu l’avait gratifié. C’est cette relation avec le fils de Sokhna Fatimata Wade qui faisait dire à Mamadou Dia : « En me jetant en prison, c’est comme si Senghor avait jeté, pour le punir, un chercheur de diamants dans un fossé qu’il ignorait rempli de diamants. »
Pendant le Ramadan de 1990, Mamadou Dia, revenant de la Umra et informé de l’hospitalisation de Serigne Abass, alla lui rendre visite à l’hôpital Principal, à Brévié, chambre 7. Mamadou Dia révéla alors au Shaykh un rêve qu’il avait eu à La Mecque, dans lequel on lui disait : «Ton ami, Ibn Abbas, rentrera par un jour d’Arafat. » Sans autre précision. Serigne Abass avait sans doute compris le message. Et quelques semaines plus tard, le 9 Dhou al-Hijja, jour de la station d’Arafat correspondant au 2 juillet 1990, Serigne Abass Sall fut rappelé à Dieu.
Comme buñaa aux jarbaat jumelles Adama et Awa Ndour et Dr. Nabou Mbengue, j’ajoute que votre grand-père, Serigne Abass, faisait remarquer que le chiffre 7 se retrouvait dans plusieurs étapes de sa vie : 7e enfant de sa mère, né le 7e jour de la semaine, 7 Hajj, 17 Umra, maisons et mosquées dans sept localités du Sénégal — Saint-Louis, Ross Béthio, Louga, Ngick, Dakar, Taaba et Khayra —, 17 fils, pointure 43, soit 4 3. Et mon affection particulière pour la maman de Lala Aisha est sans doute due au fait qu'elle est la 7eme fille de Serigne Abass !
Il ajoutait que, dans l’apprentissage du Coran, quand il était enfant, il avait eu des difficultés de mémorisation, mais qu’une fois arrivé à la 70e sourate, Al-Ma‘ârij — Sa’ala sâ’ilun...—, comme par miracle, tout le Coran lui était devenu facile. Il a eu 17 fils et a recommandé, entre autres, de faire, quand c’est possible, 7777 « Yâ Latîf ». Qu’aucune jarbaat ne se hasarde nak à me demander si moi-même je fais cela ! Allez le faire au Ziara de Ngick du 9 au 12 juillet 2026.
Qu’Allah gratifie Serigne Abass du Firdaws le plus élevé.
Sa vie et son œuvre ont encore été rappelées le 20 juin dernier, lors d’une conférence organisée par son fils, l’imam Abdallah Sall, et la section dakaroise de la Fédération Sopeey Serigne Abass Sall. On peut l’écouter ici :
youtube.com/watch?v=s43x0UDi…
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2 juillet 1865 : Inauguration du pont en bois de Sor, à Saint-Louis. Il prendra le nom de Pont Faidherbe par un décret impérial du 2 octobre 1865, au moment où son principal artisan et parrain, le gouverneur Louis Faidherbe, était retourné en France pour des raisons de santé.
🇸🇳🇫🇷🇸🇳 Du pont flottant de Faidherbe au Pont Faidherbe
Évidemment, le rôle des différents acteurs dans la construction du pont peut parfois faire débat. Mais toujours est-il que le polytechnicien Faidherbe, alors capitaine — et non encore gouverneur — considérait comme indispensable de relier l’île de Ndar au quartier de Sor par un pont. Devenu gouverneur, il mit son projet à exécution en installant un pont flottant.
Il se trouve que la demande d’autorisation adressée au ministre des Colonies, Jérôme Napoléon, fut formulée par le capitaine de frégate Robin, qui assurait l’intérim de Faidherbe, alors en France. On peut supposer qu’un accord existait entre les deux. Le pont fit l’objet d’un appel d’offres, avec ouverture des plis non pas à Paris, mais à Saint-Louis, puisque la Colonie avait emprunté des fonds pour son financement.
Un pont, trois inaugurations : la première par le gouverneur général Chaudié, le 14 juillet 1897 — contaminé par la galanterie des doomu Ndar, il laissa à Madame Chaudié le soin de couper le ruban 😅 —, la deuxième par André Lebon, ministre des Colonies, le 19 octobre 1897, et enfin la troisième, 114 ans après sa mise en service, après une réhabilitation totale, par le président Abdoulaye Wade, le 19 novembre 2011.
Guy Thilmans — Tielemans ? —, un Belge installé au Sénégal depuis 1965 et établi à Saint-Louis depuis 1992, passionné d’archéologie industrielle, avait consacré un premier numéro, dans la revue Outre-Mers, aux différents ponts de Saint-Louis. Grâce à ses recherches, il préparait un numéro spécial sur le Pont Faidherbe, mais il décéda en 2021 avant de pouvoir le réaliser. Il travaillait également sur l’usine des eaux désaffectée de Mbakhana et sur la grue à vapeur du quai Roume, qu’il avait lui-même restaurée.
Et si Youri Tielemans, qui a marqué hier les deux buts de la Belgique face au Sénégal — 3-2 —, nous éliminant de la Coupe du monde de football, était son petit-fils ? Doudou et les jumeaux, je vous confie l’enquête !
Qui n’a jamais assisté à l’ouverture du pont a raté un spectacle extraordinaire ! Je pense que la ville de Saint-Louis devrait instaurer un événement touristique annuel: « Ubbite pomu Ndar ak rawante gaal », avec une compétition entre rameurs venus de toute la côte ouest-africaine !
Quand j’ai fait une Kebetu sur Cheikh Fal, premier DG d’Air Afrique, un de vos nijaay Njobeen m’avait fait remarquer que l’aéroport de Ndar devrait porter son nom, ce qui serait bien logique. Je lui ai fait remarquer que cet aéroport porte déjà le nom d’Ousmane Masseck Ndiaye. « Pont Cheikh Fal » à la place de « Pont Faidherbe » ? J ai vu aussi "Pont Maam Kumba Bangg". 😂
Si tu es doomu Ndar, tu as sans doute fait à ton enfant le rituel de la première marche sur Pont Faidherbe, comme le fit une jarbaat pour ma petite-fille, avant de poster les photos sur ses réseaux sociaux sans demander la permission à son mari : moi !
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2 Juillet 1846 : Capture du trois-mâts l’Elizia et débarquement à Gorée de sa cargaison de cent cinquante noirs des deux sexes pris dans le golfe de Guinée. La France avait aboli l’esclavage depuis le 4 février 1794.
🇸🇳🇫🇷On peut supposer que ces personnes du Golfe de Guinée restèrent au Sénégal et que leurs descendants et descendantes sont maintenant non compatriotes ! Qui en connait ?
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2 Juillet 1816 : Naufrage au Banc d’Arguin de la frégate « La Méduse » convoyant à Saint-Louis le gouverneur Julien Schmaltz et son équipe, chargés de reprendre possession du Sénégal sur les Anglais suite au traité signé à Paris le 30 mai 1814.
🇸🇳🇲🇷🇫🇷 Le radeau de la honte
Ce naufrage de La Méduse fut également une illustration saisissante de l’inégalité sociale face au sauvetage des vies humaines : les passagers les plus favorisés, les officiers et les autorités embarquèrent d’abord dans les chaloupes, tandis que les autres furent abandonnés sur un radeau de fortune.
Après plusieurs jours de tentatives infructueuses pour dégager la frégate, un radeau fut mis à l’eau, transportant près de 150 personnes, sans vivres ni eau potable, mais avec quelques tonneaux de vin. Devenus ivres, certains marins s’entretuèrent ; affamés, d’autres recoururent au cannibalisme. Pris de folie ou de désespoir, plusieurs se jetèrent à la mer.
Douze ou treize jours plus tard, le radeau fut repéré par le brick (voilier á 2 mâts) L’Argus, qui recueillit quinze survivants. Cinq moururent pendant la traversée ou peu après, de sorte qu’une dizaine seulement arrivèrent vivants à Saint-Louis.
La célèbre toile Le Radeau de la Méduse, peinte en 1819 par Théodore Géricault (1791-1824), immortalise ce drame. Elle est exposée au musée du Louvre, à Paris.
Le Banc d’Arguin
@PNBancarguin est aujourd’hui un parc national couvrant environ 12 000 km². Il est classé comme aire marine et côtière protégée et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
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2 Juillet 2002 : Inauguration par le Président Abdoulaye Wade et son homologue taïwanais Chen Shui Biandu Centre polyvalent agricole de Sangalkam, de la route Thiès-Notto-Tassète et de la Case des tout-petits de Tassète.
🇸🇳🇹🇼Les relations entre Sénégal et Taiwan, c’est toute une histoire certes d’opportunités économiques mais aussi (et surtout ?) d’opportunisme politique et de corruption !
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2 Juillet 1845 : Création de l'Escadron des Spahis Sénégalais. Des autochtones sont recrutés pour remplacer les hommes du 6ème escadron du 1er Régiment des Spahis Algériens mis à la disposition de la marine pour la colonie du Sénégal en 1843.
🇸🇳🇫🇷🇩🇿Je crois avoir déjà causé des spahis.)
Pas de bonus VAR car déjà trop long.
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Note : Comme mes jarbaat le savent, je ne suis expert en rien. En dehors de mes commentaires subjectifs, partiels, biaisés et précédés de 🇸🇳, ces informations sont disponibles sur des milliers de sites.
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